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Manneken Pis

Manneken Pis

Vous avez appris beaucoup de chose en classe. Il reste partant tout un volet de la plongée qui n’est jamais abordé : des réalités dont personne ne parle ou n’ose parler.
Voici donc quelques-unes de ces réalités, plutôt «désagréable», auxquelles il est bon d’apporter une réponse.

Pipi dans sa combinaison

Le vieil adage dit qu’il existe deux types de plongeurs : ceux qui font pipi dans leur combinaison et ceux qui mentent à ce sujet.

Lorsque vous êtes sous l’eau, vous vous demandez s’il est possible de faire pipi. Est-ce que cela se verra ? Devez-vous le dire ? Eh bien, non cela ne se verra pas et non cela n’est pas nécessaire d’en parler.

Vous aurez probablement du mal à trouver un plongeur qui n’a jamais, au grand jamais, fait pipi dans sa combinaison. Et cela est bien normal, surtout quand vous êtes sur un bateau de plongée sans toilette comme sur les semi-rigides et une fille de surcroît. Je vous rappelle qu’un bon plongeur est un plongeur bien hydraté, que lorsque l’on plonge deux phénomènes se déclenchent : la diurèse due à la pression hydrostatique et la diurèse due au froid.

Le corps en plongée subit la pression hydrostatique. Ce qui entraîne une redistribution du volume sanguin des membres inférieurs vers le thorax et l’abdomen. Ce qui provoque une augmentation de la pression sanguine. Notre organisme va compenser en éliminant de l’eau par les reins, et donc de diminuer le volume sanguin et retrouver une pression sanguine normale.

Le froid est le second facteur « aggravant » la diurèse. Pour lutter contre le froid, il y a une vasoconstriction périphérique qui provoque une augmentation du volume sanguin thoracique. Cette augmentation est éliminée par une élimination rénale.

Ces deux mécanismes de diurèse de type différent ont les mêmes effets, et ils se cumulent en plongée, ce qui entraîne une déshydratation. Tout bon directeur de plongée ou guide de palanqué vous conseillera de boire avant et après la plongée (eau plate, boissons chaudes)

Pour en revenir à notre sujet, oui je l’avoue, personnellement  je fais régulièrement pipi dans ma combinaison, et même plusieurs fois par plongée.
Alors allez-y et faites-le. Mais n’oubliez pas de bien rincer la combinaison après, sans quoi votre combinaison risque rapidement de sentir « fort ».

 

Nez qui coule

Il se peut que, bien qu’en n’étant pas enrhumé, vous remontiez sur le bateau avec une belle « huitre » dans votre masque, ou une « méduse » au coin de la joue. Ce n’est pas très ragoutant, mais c’est tout à fait naturel. L’eau de mer, proche du sérum physiologique, vous à rincer les sinus et débarrasser d’une partie du mucus en le fluidifiant.

Donc à la fin de la plongée, après avoir fait surface, enlevez votre masque et rincez-vous le visage. Vous serez propre comme un sous neuf au moment de remonter sur le bateau.

Cracher dans son masque

C’est le moyen le moins cher et le plus facile pour garder un masque sans buée durant la plongée. Ce n’est pas la méthode la plus glamour, mais elle fonctionne à merveille.

Il suffit de cracher à l’intérieur de son masque avant de le mouiller, donc sur vitre sèche. Bien étaler et rincer sans frotter. Et cela fonctionne !

L’explication se trouve ici.

 

Crème solaire

Attention, avant de plonger ne vous enduisez pas le visage de crème solaire ! Il en est de même pour vous, mesdames, avec vos crèmes de soins. Avec l’eau salée, la crème se transforme en liquide extrêmement agressif pour vos yeux.

Vous ressortirez de la plongée avec les yeux d’un lapin atteint de myxomatose. De quoi gâcher la suite du séjour.

Alors pensez-y, la crème solaire c’est après la plongée, pas avant.

 

Conclusion

Alors même si ces sujets ne sont pas d’un abord des plus faciles, c’est la réalité. Alors rassurez-vous et dites-vous que vous n’êtes pas tout seul.

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