Protection thermique

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Les combinaisons et équipements de protection thermique.

I. Type de combinaison

On trouve trois grands types de combinaison :
– Combinaisons humides
– Combinaisons semi-étanches (qui devraient plutôt s’appeler semi-humide…)
– Combinaisons étanches.
Pourquoi porter une combinaison ?
Le corps se refroidit très vite dans l’eau (l’eau conduit 25 fois mieux les calories que l’air) et ce jusqu’à une eau à 33° C ! Quel que soit le type de combinaison, il est toujours conseillé d’en mettre une, même dans les eaux très chaudes (> 33° C), pour se protéger de l’environnement extérieur (coupures, sable abrasif, animaux urticants, etc…).
La neutralité thermique est la situation dans laquelle un corps perd autant de calories qu’il en reçoit du milieu ou il se trouve. Cette température de neutralité thermique se situe entre 24° C et 26° C dans l’air immobile, et aux alentours de 33° C dans l’eau immobile.

1. Les combinaisons humides

C’est la combinaison de base. Elle est fabriquée en néoprène (sorte de mousse en caoutchouc polychloroprène) plus ou moins épais. Son principe : l’eau pénètre entre la combi et remplace l’air des petits bulles du néoprène et la peau. Cette eau est chauffée par le corps, et forme ensuite une couche d’isolation. Par contre l’eau circule et donc il y a en permanence de l’eau froide qui rentre et de l’eau chaude qui sort.
Dans le choix il faut d’abord faire attention à l’épaisseur. Du shorty 2 mm (manches courtes et short) à la monopièce 7 mm (jambes et bras longs). Voire même 2 x 7 mm : combinaison monopièce 7 mm et shorty 7mm par-dessus : c’est le plus épais qu’on puisse trouver.
L’épaisseur est fonction de la température de l’eau là où vous plongez. Il est également possible de prévoir une combinaison modulable : par exemple une monopièce 7 mm pour les eaux tempérées chaudes, avec un shorty 7 mm par-dessus si l’eau est plus froide.
Inconvénient : c’est la combinaison la moins performante et la plus encombrante.
Avantages : le prix bien sûr.

2. Les semi-étanches

Ces combinaisons fonctionnent sur le même principe que les humides, sauf que des manchons aux extrémités empêchent l’eau de circuler, et de bouclettes de « plush’ sur la partie intérieure augmentent l’épaisseur de la pellicule d’eau. Ce sont en fait des habits à faible circulation d’eau. Résultat l’eau n’est pas renouvelée et donc moins de déperditions énergétiques. Le corps est quand même mouillé, c’est pour cela qu’on devrait plutôt les appeler combinaisons semi-humide.
On considère qu’une 7mm semi-étanche donne la même protection qu’une 2*7mm humide.
A noter qu’on peut mettre un shorty humide par-dessus une semi-étanche…
Avantages : moins encombrante, moins épaisse donc moins de plombs.

3. Les étanches

Quel que soit le type d’étanche choisi, ce sont les combinaisons qui offrent la meilleure protection. En sortant de l’eau on n’est même pas mouillé.
Les combinaisons sont étanches aux entrées d’eau par le cou, les poignets et les chevilles, et un flexible relié au détendeur permet de les remplir d’air, ce qui forme une isolation incomparable.
Il y a deux types de combinaison étanche : celles composées d’une ou plusieurs toiles qui font uniquement l’étanchéité (il faut donc s’habiller chaudement en dessous), et celles qui en plus d’être étanches sont isolantes (en néoprène 4mm compressé par exemple).
Il est nécessaire de bien se renseigner avant d’acheter une telle combinaison car il existe une multitude de modèle avec leurs avantages et leurs inconvénients (bi- ou tri-laminé, néoprène compressé, gants intégrés ou non, bottillons intégrés ou non, type de collerette, etc…). Un point très important est le matériau utilisé pour la fabrication des manchons : néoprène refondu ou latex. Le premier est peu cher, moins fragile, mais perd son élasticité avec le temps (donc à terme, il y aura des entrées d’eau). Le second plus cher, plus fragile, gardera toutes ses propriétés avec le temps.
Il faut également impérativement avoir suivi une formation spécifique avec un moniteur compétent pour utiliser une telle combinaison, du fait de la formation de poches d’air dans la combinaison (imaginez vous avec les pieds en l’air sans pouvoir vous remettre dans l’autre sens…). Certains moniteurs refuseront de vous faire suivre cette formation si vous n’avez pas un niveau 3 et une bonne expérience de la plongée. Les risques d’ADD sont réels : une bulle non évacuée lors de la remontée et on crève la surface alors que l’on a 15 minutes de palier à 9 m. Cela c’est passé en début 2010 à Marseille.
Avantages : très efficace
Inconvénients : prix, formation spécifique

II. Les accessoires

Par accessoires je veux parler des gants, chaussons, bottillons, etc…

1. Les gants

Les gants servent à réchauffer les mains, mais aussi à protéger les mains de coupure certaines si l’ont doit s’accrocher sur un rocher (courant) ou autre. Inutile en mer rouge car la législation les interdit (les plongeurs se sentent libre de toucher avec leurs gants).
Au niveau de l’épaisseur il faut bien vérifier qu’on peut sentir et manipuler son équipement avec les gants. Des gants 7mm sont vraiment épais ! Il existe des gants en cuir qui servent uniquement à protéger contre les coupures, mais aussi des gants étanches (style gant Mapa) sous lesquels on met des gants en soie pour avoir chaud.
Certains plongeurs plongent sans gants, même dans une eau à 14°. Cela permet de mieux sentir son équipement et sur une plongée de 30 à 60 minutes ils sont plus dangereux qu’utiles (perte des sensations au bout des doigts). Les gants étanches sont réservés aux plongeurs qui vont passer plusieurs heures dans l’eau à faire leurs paliers de désaturation (plongée profonde > 60 m). Si vraiment vous ne pouvez pas vous passer de vos gants, coupez la moitié du « doigt » pour les pouces et index.

2. Les chaussons / bottillons

Les chaussons / bottillons : ils sont fonctions de vos types de palmes (respectivement chaussantes ou réglables). On peut les prendre de l’épaisseur que l’on veut ; par contre il faut bien essayer les palmes avec les chaussons. Si on a des palmes à sa taille exacte on ne pourra pas mettre des chaussons 7mm dedans. J’ai moi-même des chaussons 3mm que j’enfile dans mes bottillons 5mm !

3. La cagoule

La cagoule est obligatoire !
20% des déperditions énergétiques se font par la tête. Elle peut être intégrée dans la combinaison ou non, mais elle reste obligatoire.

III. Conclusion

Pour conclure le critère de choix principal est la température de l’eau dans laquelle vous allez plonger.
Voilà un petit tableau comparatif des combinaisons en fonction de l’eau. Il n’est pas du tout fixe et dépend de chacun : certains sont plus frileux que d’autres !
humide 2mm eau très chaude / sous-vêtement
5mm eau tempérée estivale
7mm eau tempérée
2*6mm ou 2*7mm eau tempérée printemps/automne
semi-étanche 5mm eau tempérée printemps/automne
étanche eau froide
eau tempérée et longue plongée

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