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La configuration de l’équipement

L’approche de l’équipement de plongée est probablement ce qui est le plus connu chez DIR. De nombreux fabricants de matériel de plongée vendent du matériel « DIR-style ». La configuration est en fait connue en tant que configuration « Hogarthian », issue du célèbre plongeur spéléologue William Hogarth Main.
Il préconisait une configuration simple, rationalisée, où tout ce qui n’est pas directement nécessaire à la plongée est écarté. En outre, il a insisté pour que tous les plongeurs utilisent la même configuration, ce qui rend les situations d’urgence, telle que la panne d’air, plus faciles à gérer.

 

Plaque et harnais

Plaque et harnais

Le gilet stabilisateur

Exit les gilets stabilisateurs enveloppants qui ont fait le bonheur de nos premières plongées. Il faut utiliser une simple plaque et une aile (une bouée dorsale), ainsi qu’un harnais composé d’une sangle d’un seul tenant. Oubliez tout rembourrage surdimensionné ou boucles permettant un équipement/déséquipement confortable, les choses que l’on trouve sur des harnais de « luxe ».

Le harnais doit avoir un total de cinq anneaux en D : un sur chaque sangle d’épaule, un sur le côté gauche de la ceinture pour fixer le manomètre, un sur l’avant de la sous-cutale pour accrocher à un scooter lors de son utilisation, et le dernier « D-ring » sur l’arrière de la sous-cutale à proximité de la plaque.

 

 

Détendeur DIR

Détendeur DIR

Le détendeur

Le détendeur principal est muni d’un long tuyau (210 cm). Le détendeur de secours est fixé autour du coup avec un élastique. En cas de panne d’air, le plongeur donne son propre détendeur car il est sur à 100% qu’il fonctionne correctement puisqu’il respire dessus. Après avoir donné son détendeur principal, le plongeur récupère son secondaire qui est juste sous son menton.

L’argument est que, dans une situation de panne d’air, la plupart des plongeurs en panique se saisissent automatiquement du détendeur principal de leur copain, plutôt que d’essayer de trouver le détendeur secondaire. Le tuyau long est un héritage de la plongée souterraine, où il n’est pas forcement facile de passer à reculons dans un boyau parce que l’on a un tuyau trop court pour pouvoir se retourner et qu’on est en panne d’air.

 

 

Palme Jetfin Beuchat avec sangle à ressort

Palme Jetfin Beuchat avec sangle à ressort

Masque, palmes, tuba

Le masque doit avoir un faible volume pour faciliter le vidage en cas d’entrée d’eau inopinée, pour réduire aussi la traînée et le risque d’accrochage. Un masque de secours est emporté et se loge dans la poche de cuisse gauche.

Les palmes doivent être en caoutchouc. Elles doivent être larges et courtes avec des sangles élastiques ou à ressorts. Les voilures fendues sont quant à elles interdites.

Le risque d’enchevêtrement dû au tuba n’est pas négligeable. Ils sont donc proscrits pour la plongée, juste bon à faire du snorkeling.

 

Phare déporté TillyTec

Phare déporté TillyTec

La lumière

La lumière est recommandée pour toutes les plongées, et obligatoire pour les plongées de nuit. Il est préconisé d’utiliser d’une lampe déportée avec un canistére accroché à la ceinture et une tête fixée sur le dessus de la main droite tenue par une poignée type Goodman. Cela permet au plongeur d’utiliser ses deux mains tout en ayant toujours de la lumière.

En plus de cette lampe à tête déportée, le plongeur doit avoir deux lampes de secours. Elles sont fixées à l’aide d’un mousqueton sur les anneaux en D des sangles d’épaule et maintenues par une bande néoprène sur le bas afin de les empêcher de pendre.

 

 

Couteau Plongée DIR

Couteau Plongée DIR

Le couteau

Le couteau D.I.R. doit être de petite taille et doit être très tranchant – lame en acier inoxydable ou titane. Il est fixé à la ceinture du harnais juste à gauche de la boucle de ceinture. Une paire de cisailles, un coupe-filet, un second couteau ou tout autre instrument tranchant sont stockés dans la poche de cuisse gauche.

Eezy Cut 3

Eezy Cut 3

On peut aussi se munir de mini-couteaux, style Eezy-Cut®, pour sectionner un fil d’Ariane ou se libérer du harnais (cas d’extrême urgence). Ce type de couteau reste inadapté pour couper un filet. Ils sont en général fixés sur la poignée Goodman du phare ou sur le bracelet du compas ou du timer.

Une des règles d’or est de toujours avoir un instrument tranchant (couteau, paire de ciseau ou cisailles) placé dans un triangle imaginaire formé par la boucle de ceinture et les deux anneaux en D des épaules afin d’être accessible d’une seule main , la droite ou la gauche, et ce même avec visibilité nulle.

 

 

 

Compas DIR

Compas DIR

Le compas

Le compas est monté sur un support avec 2 élastiques. Il est placé sur le bras gauche, à côté de la montre de plongée ou du timer de secours.

Timer DIR

Timer DIR

Timer de plongée / ordinateur

Les ordinateurs de plongée sont généralement désapprouvés, bien que de nombreux plongeurs DIR ont tendance à les utiliser. Dans ce cas ce sont de simples ordinateurs d’entrée de gamme mis en mode profondimètre. Un profondimètre analogique et une montre de plongée peuvent aussi être utilisés.

 

Alors pourquoi ne sommes nous pas tous DIR ?

Avec tous ses arguments sur le système DIR, pourquoi ne suivons nous pas tous ces principes ? Eh bien, tout d’abord, le système DIR est très rigide et peu accessible aux débutants. Et puis des millions de plongées sont effectuées en toute sécurité par les plongeurs débutants chaque année en utilisant des approches non-DIR.

Il est juste de dire que la plongée ne serait pas un sport aussi populaire si tous les instructeurs avaient une approche DIR stricte, et beaucoup de plongeurs seraient probablement découragés par les exigences de formation et l’équipement relativement coûteux. En outre, de nombreux plongeurs, même des plongeurs techniques très expérimentés, trouvent la « philosophie » DIR trop dogmatique ne laissant pas assez de place pour l’individualisation.

Le nom lui-même est quelque peu antagoniste. Si DIR est « bien faire », cela veut-il dire que tout le monde « fait mal » ?

Certains plongeurs DIR affirment sur les forums de plongée qu’il est dangereux de plonger comme les plongeurs non-DIR. En fait, cela forme des camps retranchés et tourne à la guerre de clochers.

Le système lui-même contient des contradictions : les ordinateurs sont interdits, car ils rendent les plongées dangereuses car non planifiées. Mais un plongeur aguerri et consciencieux utilisant un ordinateur de plongée en plus d’une planification pour plus de sécurité, fera une plongée plus sûre, que le plongeur avec sa planification et uniquement un timer. DIR préconise aussi d’éviter les plongées sans binôme en les qualifiant de dangereuses, même si d’un point de vue statistique, la plongée solo est toute aussi dangereuse que la plongée souterraine.

Il ne fait aucun doute que les principes DIR forment de bons plongeurs, et ne peuvent être ignorés. Mais l’approche rigide et dogmatique ne convient pas à tous les plongeurs. En fin de compte, de nombreux plongeurs peuvent apprendre beaucoup de DIR, en suivant ces formations ils plongeraient de manière plus sécuritaire, mais cela ne signifie pas qu’ils doivent devenir «tout-DIR ».

 

Si vous souhaitez aller plus loin, voici la « bible » du DIR : Doing It Right: The Fundamentals of Better Diving

 

Source : Dive.In

Traduction de l’article original de Thomas Grønfeldt Senger

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